Giacobbe Giusti, GIUSTO de MENABUOI: The creation of the world, Padua Baptistery

Giacobbe Giusti, GIUSTO de MENABUOI: The creation of the world, Padua Baptistery

 

Giacobbe Giusti, GIUSTO de MENABUOI: The creation of the world, Padua Baptistery

The creation of the world

The Padua Baptistery, dedicated to St. John the Baptist, is a religious building found on the Piazza del Duomo next to the cathedral in Padua. Preserved inside is one of the most important fresco cycles of the 14th century, a masterpiece by Giusto de Menabuoi.

History

The construction of the baptistery began in the 12th century, probably on top of an existing structure; it underwent various reworkings in the following century, and was consecrated by Guido, patriarch of Grado, in 1281. Between 1370 and 1379 it was restored and adapted as a mausoleum for prince Francesco il Vecchio da Carrara and his wife, Fina Buzzaccarini. The latter oversaw the decorative work, entrusting it to Giusto de’ Menabuoi (whose burial site was later found outside the building). With the fall of the House of Da Carrara in 1405, Venetian soldiers demolished the grand burial monuments and covered the numerous emblems of Francesco il Vecchio with green paint. After various partial restorations in the 20th century, the work is currently awaiting an important full restoration.

Giacobbe Giusti, GIUSTO de MENABUOI

Giacobbe Giusti, GIUSTO de MENABUOI, Padua Baptistery

One of the frescoed walls.

The fresco cycle decorating the walls, painted between 1375 and 1376 by Giusto de’ Menabuoi, is considered a masterpiece. With respect to previous works, Padua must have been struck by the Romanesque and Byzantine rigidity, as can be seen in the Paradise of the baptistery’s cupola: the scene is organized around a Christ Pantocrator, around which turns a hypnotic wheel with multi-layered spokes made of angels and saints, whose golden halos as seen from below seem to be the work of a magnificent goldsmith. At the center of the Paradise is also the Mother of God. The paintings that cover the walls show scenes from the life of St. John the Baptist (to the left of the entrance), Mary, and Jesus.

Giacobbe Giusti, GIUSTO de MENABUOI, Padua Baptistery

Polyptych by Giusto de' Menabuoi on the baptistery altar

Polyptych by Giusto de’ Menabuoi on the baptistery altar

Giacobbe Giusti, GIUSTO de MENABUOI, Padua Baptistery

Detail of a fresco showing the kiss of Judas, in a photograph by Paolo Monti del 1965. Fondo Paolo Monti, BEIC

On the walls adjacent to the altar are represented the Crucifixion and the Descent of the Holy Spirit (frescoed on the cupola of the altar), and a large polyptych, also by Guisto de’ Menabuoi, sits on the altar itself. Painted on the walls surrounding the altar, in the apse, are monstrous figures and images of the Book of Revelation.[1]

In the tholobate are scenes from the book of Genesis, while prophets and evangelists look down from the pendentives; and here a less Byzantine flair is demonstrated, presenting figures that have been inserted into life-like spaces illusionistically depicted. Also in the stories of Christ and John the Baptist, frescoed on the walls, appear finely calculated architectural representations into which the painter has inserted his solemn, static images. The figures represented in the surrounding scenes, however, appear freer, for example in the Wedding Feast at Cana, where a group of servants moves naturally about the room in contrast to the static diners. From the analysis of these stylistic choices it is clear that the use of rétroeffects was for Giusto a precise component willingly chosen to bring about an expressive and symbolic end: he was perhaps the only 14th century painter with the presence of mind to make conscious selections among these different pictorial languages.

In the scene of the creation of the world the zodiac show Christ’s function as Lord of cosmic time. God the Father can interrupt the course of natural events to manifest His will to mankind: which occurred during the three hours of darkness that accompanied the agony and death of Jesus. Through his angels, represented here, God dominates and neutralizes the influence of the planetary demons here in the world underneath the moon.[2]

Notes

  1. Jump up^ Padova – il Battistero – la Bestia con la tiara papale
  2. Jump up^ Astrologia, magia, alchimia, Dizionari dell’arte, ed.

Bibliography

Images

Giacobbe Giusti, GIUSTO de MENABUOI, Padua Baptistery

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Giacobbe Giusti, Langue étrusque

Giacobbe Giusti, Langue étrusque

Face avant du cippe de Pérouse dit Cippo perugino

Étrusque
Période viiie siècle av. J.-C. – iie siècle av. J.-C.
Pays Italie
Région Étrurie
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-3 ett [archive]
IETF ett
Carte
Zones approximatives de répartition de l'étrusque et des autres langues tyrséniennes dans l'Antiquité
Zones approximatives de répartition de l’étrusque et des autres langues tyrséniennes dans l’Antiquité

Face avant du cippe de Pérouse dit Cippo perugino.

La langue étrusque fut parlée par les Étrusquessur le territoire de l’ancienne Étrurie, en Italiecentrale, correspondant grosso modo à l’actuelle Toscane (qui lui doit son nom), à partir du viiie siècle av. J.-C., jusqu’à son extinction en tant que langue vivante aux alentours du iie siècle av. J.-C.

Il existe un corpus, soit un ensemble d’inscriptions en langue étrusque conservées jusqu’à ce jour, dûment répertoriées et provenant pour la plupart d’entre elles de Campanie, du Latium, de Falerii et Faliscus, VéiesCaeréTarquinia et alentours, mais aussi d’endroits plus éloignés, hors de l’Étrurie, et avec lesquels celle-ci entretenait d’étroits rapports diplomatiques ou commerciaux : ce qui deviendra à l’époque romaine la Gallia Narbonensis (la Narbonnaise), mais aussi la Corse, la Sardaigne et l’Afrique du Nord où Carthage était souveraine.

Le seul langage attesté avec lequel on ait trouvé une parenté avec l’étrusque est celui qui fut parlé dans l’île de Lemnos, avant l’invasion athénienne(vie siècle av. J.-C.), où des stèles ont été trouvées, comportant des inscriptions rédigées avec des caractères proches de ceux utilisés par les Étrusques.

Description linguistique

Phonologie

Dans les tableaux, il y a en premier les lettres utilisées pour transcrire l’étrusque, suivi de leur prononciation puis de la lettre correspondant en étrusque.

Voyelles

L’étrusque avait un système vocalique simple formé de quatre voyelles distinctes. Il n’y aurait pas de distinction phonologique entre les voyelles [o] et [u] qui auraient pu simplement allophones d’un unique phonème qui ressemblait à plutôt [o] ou bien comme [u], d’après les sons adjacents. C’est aussi le cas du nahuatl et d’autres langues qui ne distinguent pas [o] et [u]. Cela est dû au fait que dans l’écriture, seulement un signe est employé pour couvrir les emprunts du grec avec [[o, u, ɔ]]. (ex. grec κωθων kōthōn > étrusque qutun « jarre »).

Antérieure Centrale Postérieure
Fermée i
[i]
I
u
[u]
U
Ouverte e
[e]
E
a
[ɑ]
A

Consonnes

Le système consonantique étrusque distingue principalement les occlusives aspirées et les non-aspirées. Toutefois, il n’y a pas de différence entre les sourdes et les sonores, de tel sorte que [b], [d] et [g] se confondent respectivement avec [p], [t] et [k].

Bilabiale Dentale Alvéolaire Palatale Vélaire Glottale
Occlusives p
[p]
P
φ
[pʰ]
Φ
t, d
[t]
T D
θ
[tʰ]
Θ
c, k, q
[k]
C K Q
χ
[kʰ]
Χ
Fricatives f
[ɸ]
F
s
[s]
S
ś
[ʃ]
Greek alphabet san2.png Ś
h
[h]
H
Affriquées z
[ts]
Z
Nasales m
[m]
M
n
[n]
N
Latérales l
[l]
L
r
[r]
R
Spirantes v
[w]
V
i
[j]
I

Basé sur le standard orthographique des écrits étrusques dans lesquels ne figurent pas les voyelles ou qui contiennent une série de groupes de consonnes qui paraissent impossibles à prononcer, dans des mots comme cl « de cette (génitif) » et lautn « homme libre », c’est probable que « m », « n », « l » et « r » étaient parfois écrites à l’aide de syllabes sonnantes. Ainsi, cl /kl̩/ et lautn /‘lɑwtn̩/.

Morphologie

L’étrusque est une langue agglutinante avec des cas grammaticaux.

Textes

Outre les abécédaires et les inscriptions épigraphiques (voir Alphabet étrusque) que l’on trouve sur quantité d’objets comme les poteries, les tablettes à écrire (tablette de Marsiliana) ou les miroirs de bronze, sur les parois des tombes ou des sarcophages, des « inscriptions parlantes »1 généralement brèves et limitées aux nom et filiation des personnes auxquelles appartenaient ces objets ou ces sépultures, parmi les 10 000 textes retrouvés2, les plus longs et les plus importants sont les suivants :

Le cippe de Pérouse

Transcription du texte du Cippe de Pérouse.

C’est une stèle, un cippedécouvert à Colle San Marco en 1822, contenant, gravés sur deux faces latérales, quarante-six lignes et une centaine de mots dextroverses, relatifs à un contrat passé entre deux familles à propos des limites des domaines respectifs, avec les désignations des parties, des lois invoquées et du dignitaire les faisant appliquer3.

Quatre inscriptions sur tablettes de plomb

Celles-ci ont été trouvées :

  • la première aux alentours de Rome à Santa Marinella, onze lignes, réponse oraculaire ou formule de nature rituelle ;
  • la seconde, le disque de Magliano à Magliano in Toscana, dans la Maremme, incisée en spirale et faisant allusion aux offrandes en l’honneur de plusieurs divinités ;
  • la troisième à Volterra comportant treize lignes et environ soixante mots, de nature vraisemblablement magico-rituelle ;
  • la quatrième à Campiglia Marittima dans le nord de la Maremme, comportant dix lignes et une cinquantaine de mots, correspondant à une malédiction lancée par une affranchie à l’encontre de plusieurs personnes.

Lamelles de Pyrgi

Article détaillé : Lamelles de Pyrgi.

Incisions sur plaquettes d’or retrouvées dans le sanctuaire dédié à Astarté, deux inscriptions intéressantes en ce qu’elles ont été retrouvées avec une troisième rédigée en langue punique (phénicien), inscription bilingue donc. La première contient la dédicace, de la part d’un certain Thefarie Velianas, « magistrat » ou « seigneur » de Caeré à la déesse assimilée ici à Uni (HéraJunon), ainsi qu’une formule augurale. La seconde fait allusion aux cérémonies qui doivent être accomplies en son honneur. Découvertes en 1964.

Momie de Zagreb

Les « bandelettes » du Liber linteus

Le texte le plus important qui ait été retrouvé, de par la longueur et par conséquent le contenu, vu la rareté et la brièveté des textes qui sont parvenus jusqu’à nous et qu’il est convenu d’appeler le Liber linteus. Il s’agit d’un « livre », manuscrit sur toile de lin, servant de bandelettes enveloppant une momie trouvée en Égypte et conservée au Musée National de Zagreb en Croatie, d’où son nom. Datant du ier siècle av. J.-C. environ, il s’agit d’un texte calligraphié en rouge et noir en une douzaine de colonnes verticales et, sur les 230 lignes contenant environ 1 200 mots lisibles – plus une centaine qu’il est possible de déduire du contexte – cinq cents mots originaux émergent compte tenu des répétitions typiques des formules et invocations rituelles. On pourrait définir ce livre comme une sorte de calendrier religieux évoquant certaines divinités et les cérémonies à accomplir aux lieux et dates indiqués. Découvert en 1868 (acheté en Égypte en 1848-49).

Tabula Capuana

La Tabula Capuana ou tavola capuana, est une tablette en terre cuite datant du ve siècle av. J.-C.contenant un texte en langue étrusque de 390 mots lisibles partagé en dix sections par des lignes horizontales, découverte en 1898 dans la nécropole de Santa Maria Capua Vetere, en Campanie, conservée auprès des Musées nationaux de Berlin.

Article détaillé : Tabula Capuana.

Tabula Cortonensis

Article détaillé : Tabula Cortonensis.

Découverte en 1992 à Cortone, elle comporte 32 lignes de texte en langue étrusque sur une plaque en bronze fragmentée en huit morceaux (dont un manque).

Stèle de Poggio Colla

En mars 2016, un groupe de chercheurs du Mugello Valley Archaeological Project a découvert sur le site de Poggio Colla en Toscane une stèle en pierre. Le bloc qui pèse 227 kg et mesure environ m de haut faisait partie d’un temple sacré qui a été démoli il y a 2 500 ans pour en bâtir un autre à sa place. Restée enfouie pendant tout ce temps, la stèle est bien conservée. Elle comporte 70 lettres lisibles et des signes de ponctuation. Ces caractéristiques en font un des plus longs exemples d’écriture étrusque découverts à cette heure4.

Les scientifiques sont convaincus que les paroles et les concepts gravés sur la pierre sont un témoignage rarissime de cette civilisation, considérant que les connaissances actuelles sont essentiellement issues de nécropoles, tombes et objets funéraires. La stèle, de par sa provenance, pourrait fournir des détails sur la religion étrusque et sur les noms des divinités. La traduction sera effectuée par les chercheurs de l’Université du Massachusetts de Amherst4.

Autres traces écrites

  • Le bilingue de Pesaro, en étrusque et en latin, donnant le nom du défunt et de sa fonction.
  • De petits vases (encriers ?) comportant l’alphabet entier et ordonné, sur le pourtour5.
  • Les inscriptions étrusques de l’Achensee, gravées sur les parois d’une grotte, dans le Tyrol autrichien

Classification linguistique

Il n’y a pas consensus, actuellement, sur le lien éventuel de la langue étrusque avec la famille des langues indo-européennes, qui ont la particularité d’être synthétiques (à l’exception de l’arménien), alors que l’étrusque est une langue agglutinante, comme l’élamite, son contemporain, qui n’a jamais pu être liée aux langues sémitiquesvoisines, ni aux langues indo-européennes.

Certains linguistes avancent des arguments en faveur d’un lien entre étrusque et langues indo-européennes. Ce sont tout d’abord des correspondances dans certains traits grammaticaux : formation du génitif en -s, voire d’autres cas de la flexion nominale, ordre des mots, certaines prépositions (hintha : en dessous) ou particules (-c : et ; cf. indo-européen *-k{\displaystyle ^{w}}^{w}edont est issu le latin -que). Mais ce sont aussi des correspondances dans le lexique : Θezi, hece, tece : poser, faire, radical i.-e. dhē-clan (fils), souvent cité comme preuve du caractère indiscutablement non-indo-européen de l’étrusque, se rapproche de formes celtes et tokhariennes, dont l’éloignement géographique garantit l’origine indo-européenne (par exemple irlandais clann : enfants, famille ; tokharien B kliye : femme) ; tin, jour, de dei-n, din, le pronom personnel première personne mi, etc.

Certains chercheurs précisent le point de rattachement de l’étrusque à l’indo-européen : pour Francisco Rodriguez Adrados et Jean Faucounau, l’étrusque est apparenté au lycien, langue indo-européenne du groupe anatolien, groupe considéré comme le plus archaïque (c’est-à-dire le plus anciennement détaché du tronc commun). Cet apparentement consisterait à penser que l’étrusque s’est détaché du tronc commun indo-européen encore plus tôt que l’anatolien (pour Faucounau, et contrairement au consensus général, c’est également le cas du lycien). Pour d’autres, la proximité de l’étrusque au groupe anatolien serait plus nette si l’on prend en compte, à la suite d’Hérodote, le lydien (et non le lycien), langue parlée dans la région de la Lydie. Mais l’idée est la même : l’étrusque serait une langue issue du rameau indo-européen avant même le groupe anatolien.

Selon certains linguistes britanniques, elle appartiendrait à une « super-famille » que ceux-ci nomment « nostratique » ou « eurasienne ». Cette thèse intéressante ouvre de nombreuses perspectives puisqu’elle situerait l’origine de l’étrusque en des temps beaucoup plus reculés que l’époque à laquelle la recherche l’a généralement fait jusqu’à présent. Aussi s’agirait-il davantage non pas tant d’une langue indo-européenne, que pré-indo-européenne, proto-indo-européenne en son stade le plus avancé. Ceci expliquerait les nombreuses ressemblances qu’on a pu trouver à la langue étrusque avec soit certaines langues du pourtour de la mer Noire par exemple, soit avec des langues définies comme non indo-européennes telles que les langues finno-ougriennes (finnois) ou le basque (cette dernière appartenant à une catégorie très ancienne du continent européen). Pour certaines, il s’agirait alors davantage de langues pré-indo-européennes que non indo-européennes, langues parlées de l’Atlantique à l’Indus, cristallisées à ce stade, et connaissant par la suite une évolution autonome.

La vaste majorité du lexique étrusque n’a effectivement pas de point commun identifiable avec les racines indo-européennes reconstruites. C’est par exemple la position de Bader, Sergent, et d’autres. Ils s’appuient sur la numération étrusque (ðu 1 ; zal 2 ; ci 3 ; sa 4 ; maχ 5 ; huð 6 ; sar 10) ainsi que quelques mots relatifs à la famille (ruva, frère ; seχ, sœur ; clan, fils, lupu, mourir, tiu, lune, mois) à leurs équivalents latins (unusduotresquattuorquinquesexdecemfratersororfiliusmorireluna) et indo-européens *(oinosduwotreyeskwetworespenkwes(w)eksdekmtbhraterswesorsunusmer-mans-), mais aussi spur cité ou encore al-, donner, etc. Sachant que la numération et les noms ayant trait à la famille comptent parmi ceux qui sont le moins susceptibles d’être empruntés à des substrats primitifs en raison de leur importance et de leur emploi quotidien, on ne peut qu’examiner avec la plus grande prudence un emprunt des numéraux à une langue aborigène non-indo-européenne. Il existe en outre une somme assez importante de vestiges néolithiques dans le voisinage de l’Étrurie, ainsi que des traces de langues non indo-européennes en toponymie.

Un certain nombre de mots, nettement minoritaires, n’appartiennent pas directement à la langue étrusque ; il s’agit d’emprunts « étrusquisés », faits aux langues des divers autres peuples que côtoyaient les Étrusques.

Actuellement, selon Mallory, l’hypothèse la plus économique consiste à voir dans les Étrusques un peuple indigène, de langue non-indo-européenne, ayant sans doute entretenu des liens commerciaux avec l’est du bassin méditerranéen. Mais les faits sont têtus et les dernières recherches effectuées par les généticiens semblent prouver que les Étrusques sont bien venus d’Asie Mineure[réf. nécessaire], comme l’avait écrit Hérodote.

Le débat est parfois faussé par les nombreuses polémiques qui ont agité les linguistes à propos de la connotation idéologique qu’a pu prendre pour certains le terme « indo-européen ». D’une part, cela a contribué à jeter une ombre sur une civilisation qui n’est jamais qu’une civilisation du monde antique parmi les autres, et d’autre part, qu’elle soit ou non indo-européenne importe moins que la compréhension des textes. Or, cette langue est suffisamment connue pour que l’on puisse proposer des traductions (pas toujours consensuelles) des textes parvenus jusqu’à nous : dans l’ensemble, on sait de quoi parle un texte donné.

Étrusque, langue des Tyrrhéniens

Les Tyrrhéniens forment une composante, la troisième et dernière, du peuple étrusque recherchée par l’auteur d’une thèse, controversée quant à la méthode de recherche (dite « citophonétique ») à travers les racines de leur langue. Selon son auteur, A. Di Mario, les Tyrrhéniens seraient partis d’Asie Mineure, corroborant ainsi la légende de l’Énéide selon laquelle ceux-ci venaient de Troie à la suite d’Énée, et plus précisément de Datassa/Darhutassa, « Dardanelles ». Ils auraient émigré, sillonnant la mer Égée, laissant trace de leur passage et permanence à Lemnos, en Crèteet à travers l’Hellade, en Sardaigne et en Corseavant de débarquer dans le Latium pour y fonder Rome, non loin de la ville des Sabinsautochtones, portant avec eux leur langue, que l’auteur définit anatolique et pré-grecque.

Appelés « Tyrsenoi », Tyrrhéniens, par leurs voisins Grecs, ils se nommaient eux-mêmes Rasna (un terme démontré par des inscriptions étrusques comme meχl rasnal, « du peuple Tyrrhénien »).

Le linguiste Helmut Rix a également proposé la réunion de l’étrusque, du lemnien et du rhétique(que l’on considérait jusqu’alors comme des isolats) au sein d’une famille tyrsénienne.

Dialectes

Depuis le xixe siècle, il existe une théorie qui propose d’apparenter l’étrusque au rhétique, un idiome non-indo-européen des Alpes orientales qui présente des similitudes avec l’étrusque, mais on ne possède que trop peu de sources écrites valables pour établir de manière significative un lien concret avec la langue étrusque. Ainsi que peut être mise en relief cette ambiguïté concernant le dialecte étrusque, l’historien et linguiste Gilles Van Heems affirme :

« De fait, si l’on met à part les études spécifiquement diachroniques, qui ont permis de définir les traits particuliers de l’étrusque « archaïque » et la mise en évidence, très tôt, de la frontière graphique, mais aussi linguistique, entre les régions septentrionales et méridionales de l’Étrurie, rares sont les étruscologues qui ont emprunté la voie dialectologique ; et ils l’ont toujours fait dans des contributions brèves et centrées sur quelques points particuliers. Au contraire, les savants ont tous souligné l’uniformité ou l’unicité linguistique de l’étrusque et, dans une mesure comparable, quoique cela n’ait pas freiné, au contraire, les études dialectologiques, des langues italiques marquant une différence très nette avec le domaine grec du Ier millénaire. Or c’est là un fait qui ne nous étonne peut-être pas assez, nous modernes, habitués que nous sommes à des langues hautement standardisées. L’uniformité linguistique apparente doit en effet apparaître comme une « anomalie », dans la mesure où toute langue obéit à un mouvement naturel de différenciation dans le temps, dans l’espace ainsi que, « verticalement », en fonction du locuteur. »

— Gilles Van Heems.

Ces différentes approches au niveau linguistique, nous laisseraient supposer un postulat d’antériorité de la présence des Étrusques dans l’Europe du Sud par rapport à celle des celto-italiques; en regard de ces derniers, les Étrusques étaient donc indigènes à l’Italie et se seraient par la suite “celto-italisés” dans leur langue d’origine par le biais du commerce et du contact culturel6.

Exemple de texte étrusque

Une inscription funéraire de Tarquinia, citée par Jean-Paul Thuillier, donne bien les limites de ce que nous savons et de ce que nous ignorons de la langue étrusque.

FELSNAS:LA:LETHES – SVALCE:AVIL:CVI – MURCE:CAPVE – TLECHE:HANIPALVSCLE

« Larth (prénom) Felsnas (nom de famille), fils de Lethe (nom du père, qui peut signifier esclave ou descendant d’esclave), a vécu 106 ans. Il a (x…) Capoue (y…) par Hannibal »

Si on arrive à lire sans difficulté les noms propres, les liens familiaux et certains termes sociaux comme « esclave », les verbes MVRCE (actif) et TLECHE (passif) restent mystérieux. On pourrait comprendre que le défunt a « défendu Capoue confiée par Hannibal » (il aurait combattu comme mercenaire dans l’armée carthaginoise), ou « repris Capoue conquise par Hannibal » (il aurait servi dans une cohorte auxiliaire de l’armée romaine) ou « restauré Capoue ruinée par Hannibal » (il aurait participé à la reconstruction de la ville après la 2e guerre Punique). Peut-être trouvera-t-on un jour les mêmes verbes dans un autre contexte qui permettra de trancher.

Quelques mots connus de la langue étrusque

Certains degrés de parentés nous sont connus grâce aux inscriptions reportées dans les tombeaux :

  • papa (grand-père),
  • ati nacna (grand-mère),
  • clan (fils),
  • sec (fille),
  • tusurhtir (époux),
  • puia (épouse),
  • thuva (frère),
  • papacs (neveu).

Quelques prénoms révélés par l’épigraphie

  • féminins : Adria; Atteia; Larthia; Ram(a)tha ; Tanachilla ; Velia ;
  • masculins : Larth ; Seth(re) (Setrius) ; Aruns ; Vel.; Kalatur (lat.Kalator); Kaisie (fal.Kaisos); Helve (lat. Heluus); Cavie; vipie

La numération

Les dix premiers nombres, dont les six premiers inscrits sur les dés7 (les autres nombres ont été déduits par des additions explicites) :

  1. θu (thu)
  2. zal
  3. ci
  4. huθ (huth)
  5. maχ (mach)
  6. śa
  7. semφ (semph)
  8. cesp
  9. nurφ (nurph)
  10. śar

Un article assez récent de S. A. Iatsemirsky [1] [archive] remet en cause l’interprétation de śarpour dix, et préfère lui substituer halχ, par comparaison avec les numéraux dizaines, qui, à l’exception de vingt (zaθrum) se forment tous en ajoutant un suffixe -alχ. Le substantif halχ étant par ailleurs attesté dans des passages ayant trait à des nombres, Iatsemirsky en conclut que halχsignifie dix, śar signifiant alors douze, par ressemblance phonétique entre śar et zal (ś et z semblent être, dans une certaine mesure, interchangeables).

Cette hypothèse est évidemment critiquable, elle s’appuie sans doute sur le même rapprochement qui existe en germanique (ancien et récent) entre 2 et 12 : All. zwei/zwölf, vieux norrois tveir/tólf.

À remarquer la ressemblance avec l’akkadien : 1. ishten 2. shena 3. shalash 4. erbe 5. h amish 6. shishshu 7. sebe 8. samane 9. tishe 10. esher, ainsi qu’avec le phénicien : 1. ʼḥd (forme féminine ʼḥt) 2. šnm (fém. non attesté) 3. šlš (fém. šlšt) 4. ʼrbʻʼ(fém. rbʻt) 5. ḥmš (fém. ḥmšt) 6. ss (fém. ššt) 7. šbʻ (fém. šbʻt) 8. šmn(h) (fém. non attesté) 9. tšʻ(fém. non attesté) 10. ʻsr (fém. ʻsrt), mais pas nécessairement dans le même ordre.

L’alphabet

L’origine de la lettre C semble être la même que celle de la lettre [[g]] ; l’étrusque ne faisant semble-t-il pas de différence entre les consonnes occlusives vélaires sourdes et sonores ([k] et [g] en API), l’alphabet étrusque utilisa la troisième lettre de l’alphabet grec, le gamma, pour transcrire leur [k].

Quelques mots étrusques conservés en latin et en français

Les Latins ont emprunté un certain nombre de mots étrusques comme haruspix (devin) et lanista(maître de gladiateurs). Quelques-uns sont encore usuels en français, comme « histrion » (comédien, devenu péjoratif), « mécène » (nom d’un ministre romain d’origine étrusque, devenu nom commun en français) et « personne » ; celui-ci viendrait du nom de Phersu, personnage masqué et barbu, à la fois menaçant et comique, qui apparaissait dans les spectacles funéraires. En latin, persona a désigné le masque de théâtre, puis le rôle, avant de prendre un sens plus général8.

Les noms des dieux

Ils proviennent du Panthéon Hourrite et pré-grec. Teshub par exemple, le Tarhui Hatti devenu Tarhund/Tarchun chez les Hittites devient Tarchonte (Archonte)/Tagete (Tagès) chez les Étrusques. Il en va de même des autres dieux : Turan « déesse du ciel » (Vénus) ; Laran « dieu de la tempête » (Mars) ; Fufluns « dieu soleil » ; Thesan « déesse de la lumière » (Aurore).

Divers

Notes et références

  1.  Dominique Briquel, La Civilisation étrusquep. 26.
  2.  « plus que l’ensemble des autres textes de l’Italie pré-romaine », Dominique Briquel, La Civilisation étrusquep. 22.
  3.  Notice du musée archéologique de Pérouse.
  4. ↑ a et b (it) « Toscana, trovata pietra di 2500 anni fa: potrebbe svelare il mistero della lingua degli Etruschi » [archive], sur Repubblica.it.
  5.  Les Etrusques et l’Italie avant Rome : De la Protohistoire à la guerre sociale de Ranuccio Bianchi bandinelli, Antonio Giuliano, et Jean-Paul Thuillier, p. 165.
  6.  “À la recherche des indo-européens“, éd. 1997, par J.P. Mallory
  7.  Exemplaires conservés à la Bibliothèque de France.
  8.  J. Heurgon, La Vie quotidienne chez les Étrusques, 1961.

Voir aussi

Bibliographie

  • Enrico Bennelli, J. Capelle et M.-L. HaackLire et comprendre les inscriptions étrusques, Paris, Spartacus IDH, coll. « Recherche », , 301 p. (ISBN 978-2-36693-006-1lire en ligne [archive]).
  • Gli Etruschi: una nuova immagine, Mauro Cristofani, Giunti, Firenze, 1984.
  • Rivista di epigrafia etrusca, Mauro Cristofani (in Revue Studi Etruschi, publiée par l’Istituto di Studi Etruschi e Italici, Firenze)
  • Rjabchikov, Sergei V. 2014. The Etruscan Astronomy [archive]. Etruscan Research, 1: 2-14.
  • Rjabchikov, Sergei V. 2013. Ob etrusskoy “l‟nyanoy knige” iz Zagreba (On Etruscan “Liber Linteus” of Zagreb; in Russian) [archive]. Visnik Mizhnarodnogo doslidnogo tsentru “Lyudina: mova, kul’tura, piznannya”, 34(3), pp. 30-36.
  • Il « mistero » della lingua etrusca, Romolo A. Staccioli (on trouvera à la fin de cet ouvrage un glossaire des mots étrusques actuellement déchiffrés avec certitude.) Newton Compton editori, Roma, 1977. 2° édition, 1987.

Articles connexes

Liens externes

Etruskische Sprache

Etruskisch (†)
Zeitraum 9. Jahrhundert v. Chr. bis 1. Jahrhundert n. Chr.
Ehemals gesprochen in Etrurien (im Wesentlichen heutige Toskana) und Unteritalien
Sprachcodes
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3 ett

Sprachgebiete im Italien des 6. Jahrhunderts v. Chr.

Die etruskische Sprache – auch Etruskisch genannt – ist eine vor allem epigraphisch überlieferte, ausgestorbene Sprache.[1] Sie wurde vom 9. Jahrhundert v. Chr. bis zum 1. Jahrhundert n. Chr. in der damaligen Provinz Etrurien von den Etruskern gesprochen.

Etruskische Texte stammen aus Etrurien, Kampanien, dem LatiumFalerii (Gebiet der Falisker), VejiCerveteri(Caere), Tarquinia und deren Umgebung, aber auch aus Gebieten außerhalb Italiens, mit denen die Etrusker diplomatische und Handelskontakte pflegten, wie z. B. die spätere Gallia Narbonensis, aber auch KorsikaSardinien und das karthagische Nordafrika. Die nördlichste Inschrift befindet sich in Österreich in der Nähe des Guffert. Die Texte können bis heute nur in Bruchstücken übersetzt werden.

Etruskisch wurde in einer Variante des altitalischen Alphabets geschrieben (siehe etruskische Schrift).

Bekannte Texte

Außer den Inschriften, die man auf vielen Geräten und Objekten findet, wie Töpfereien und Spiegeln, auf Grabwänden und auf Särgen sowie auf Gewandfibeln (recht kurz, oft nur aus dem Namen des Verstorbenen bestehend), sind die wichtigsten erhaltenen Texte in etruskischer Sprache folgende:

Der bisher längste Text, den man gefunden hat. Es ist ein regelrechtes „Buch“, auf Leinen geschrieben, das man in acht Streifen zerrissen als Binden für eine ägyptische Mumie benutzt hat; drei der Streifen sind jedoch verloren gegangen. Die Mumie befindet sich im Nationalmuseum in Zagreb. Der Text, der aus dem 1. Jahrhundert v. Chr. stammt, ist in roter und schwarzer Tinte kalligraphiert und umfasst zwölf Spalten (Kolumnen), ca. 230 Zeilen und ca. 1200 lesbare Wörter, darunter ungefähr 500 verschiedene. Die Wiederholungen erklären sich durch den rituellen Charakter des Textes. Man bezeichnet ihn auch als „religiösen Kalender“, der für jeden Tag die zur Ehrung der Götter vorgesehenen Zeremonien mit Orts- und Zeitangaben vorschreibt.
Dieser Text besteht aus 10 Absätzen und 62 Zeilen, von denen jede durch eine waagrechte Linie abgegrenzt ist. Etwa 300 Wörter sind heute noch lesbar. Der Text ist religiöser Natur und beinhaltet Anweisungen bezüglich der Vorbereitungen zu einem Bestattungsritus.

Cippus perusinus
(3.–2. Jahrhundert v. Chr.)

Dieser Text besteht aus 46 Zeilen und ca. 150 Wörtern. Es handelt sich dabei um ein Abkommen zwischen zwei Familien, das die Grenzen zwischen ihren Grundstücken festlegt.

Goldbleche von Pyrgi
(heute im Etruskischen Museum Rom)

Ein in zwei Goldbleche getriebener zweisprachiger Text, den man in einem der Göttin Astarte (kanaanäische Form der babylonischen Göttin Ischtar) gewidmeten Heiligtum fand. Der erste, etruskische Text, von einem gewissen Thefarie Velianas,„Magistrat“, „Statthalter“ oder „Herr“ von Caere (heute: Cerveteri) verfasst, richtet sich an die etruskische Göttin Uni (Hera-Juno);der zweite, auf Punisch verfasste Text, ist eine Anweisung bezüglich der Zeremonien, die ihr zu Ehren stattfinden sollten.
  • Vier Inschriften auf Bleitafeln
Die erste wurde in Santa Marinella bei Rom gefunden und scheint eine Voraussage eines Orakels zu beinhalten. Die zweite fand man in Magliano, sie ist in Spiralenform geschrieben und ist eine Liste von Opfergaben an mehrere Götter. Die dritte fand man in Volterra, sie ist wahrscheinlich ein magisch-ritueller Text. Die vierte fand man in Campiglia Marittima, sie handelt von einem Fluch gegen mehrere Personen.
Diese Bronzetafel wurde erst 1992 in der Nähe der Stadt Cortona am Trasimenischen See gefunden. Sie ist jetzt die drittlängste bekannte Inschrift nach den Mumienbinden von Zagreb und dem Ziegelstein von Capua. Der Text ist 40 Zeilen lang und stellt offenbar eine notarielle Urkunde dar.

Linguistische Klassifikation

Die genetische Zugehörigkeit des Etruskischen zu einer Sprachfamilie ist weiterhin unklar, obwohl es Versuche einer Anbindung an indogermanische und nichtindogermanische Sprachen gegeben hat.[1] Eine Verwandtschaft des Etruskischen mit der auf der ägäischen Insel Lemnos bis zur Invasion der Athener durch Miltiades im Jahre 510 v. Chr. gesprochenen vorgriechischen lemnischen Sprache konnte nachgewiesen werden. Für beide Sprachen wird eine Verbindung zur rätischen Sprache in der Alpenregion angenommen.[1] Daraus lässt sich eine tyrsenische Sprachfamilie folgern.

Durch die sprachliche Verbindung mit dem Lemnischen könnte die Hypothese gestützt werden, dass die Etrusker aus dem agäisch-kleinasiatischen Raum eingewandert sind; jedoch ist eine umgekehrte Wanderungsrichtung auch nicht von vornherein auszuschließen; in diesem Falle wäre das Etruskische eine autochthone Sprache Italiens. Allerdings gibt es im Verbreitungsgebiet des Etruskischen Hinweise auf ein sprachliches Substrat, das für die genannte Verbindung mit dem Rätischen verantwortlich sein könnte.

Steinbauer versucht, über westanatolische Gemeinsamkeiten eine sprachliche Verbindung des Etruskischen und Lemnischen zum Indogermanischen herzustellen.[2]Woudhuizen hat sich insbesondere mit den Beziehungen zur anatolischen Sprache Luwisch beschäftigt.[3]

Zu den Versuchen, das Etruskische mit anderen Sprachen und Sprachfamilien in Verbindung zu bringen, liegen folgende Theorien vor:

Noch weniger Verbindungen lassen sich zur Makrofamilie des Nostratischen herstellen, mit der bestimmte Ähnlichkeiten zwischen verschiedenen Sprachfamilien (u. a. der indogermanischen, der afroasiatischen und der uralischen Sprachfamilie) erklärt werden sollen.

Grammatik

Deklination

Nach Helmut Rix (→ Literatur) kann man im Etruskischen folgende Kasus unterscheiden (V steht im Folgenden für einen Vokal):

Nominativ: Leersuffix (Grundform)
Akkusativ: beim Nomen identisch mit dem Nominativ; nur beim Pronomen durch -n(i) gekennzeichnet
Genitiv : -(V)s-(a)l
Lokativ-i
Ablativ : -is-(a)ls
Pertinentiv : -(V)si-(a)le

Der Plural wird bei den Substantiven durch die Suffixe -(V)r bzw. -χva/-cva/-va/-ua markiert. Der Pluralmarker steht vor dem Kasusmarker.

Konjugation

Es gibt im Etruskischen keine Personalendungen, auch der Numerus (Singular oder Plural) des Subjekts wird nicht gekennzeichnet.

ame heißt z. B. „ich bin, du bist, er/sie/es ist; wir sind, ihr seid, sie sind“.

Präsens-e
Präteritum Aktiv-ce
Präteritum Passiv-χe
Imperativ: = Verbalstamm
Subjunktiv-a
Nezessitativ-ri

Verbalnomina werden gebildet durch: -u (Resultat),  (Gleichzeitigkeit), -as (Vorzeitigkeit), -e (Infinitiv).

Wortschatz

Etwa 200 etruskische Wörter sind mehr oder weniger gedeutet, die Bedeutung der restlichen etwa 300–400 Wörter ist noch unklar. Die Deutungen der einzelnen Forscher gehen z. T. immer noch weit auseinander und sollten kritisch betrachtet werden. Einige etruskische Wörter mit gesicherter Bedeutung:

Vater – apa
Mutter – ati
Sohn – clan
Tochter – seχ
Bruder – ruva
Großvater – papa
Großmutter – teta
Gattin – puia
Sonne – usil
Mond, Monat – tiur
Jahr – avil
u. a.

Ein Teil des etruskischen Wortschatzes besteht aus „etruskisierten“ Wörtern anderer Sprachen, wie z. B. der italischen Sprachen, des GriechischenPersischenPunischen u. a.

Etruskische Vornamen

Die Etrusker verwendeten neben eigenen Vornamen auch solche aus italischengriechischen und anderen indoeuropäischen Sprachen.

Einige Beispiele für rein etruskische Vornamen:

Männlich: Avile/Avele/Aule, Arnθ, Larθ, Lar(e)ce, Laris, Vel, Śeθre, Tarχi
Weiblich: Larθi(a), Veli(a), Śeθr(i)a, Fasti(a)/Hasti(a), Tarχa, Θana, Θanχvil, Ramθa

Einige Zahlwörter

(nach Pfiffig 1969)

1 – θu(n)
2 – zal, esal
3 – ci
4 – śa
5 – maχ
6 – huθ
7 – semφ
8 – cezp
9 – nurφ
10 – śar
20 – zaθrum

Siehe auch

Literatur

Deutsch

  • Ambros Josef PfiffigDie etruskische Sprache. Versuch einer Gesamtdarstellung. Akademische Druck- und Verlagsanstalt, Graz 1969.
  • Ambros Josef Pfiffig: Die etruskische Sprache. Schrift, Alphabet, Formenlehre, Syntax, Übungen. VMA, Wiesbaden 1998. ISBN 3-928127-55-1
  • Helmut RixEtruskische Texte, 2 Bände. Narr, Tübingen 1991. ISBN 3-8233-4476-5
  • Helmut Rix: Rätisch und Etruskisch. Institut für Sprachwissenschaft der Universität. Innsbruck 1998. ISBN 3-85124-670-5
  • Helmut Rix: Die Etrusker. Schrift und Sprache. In: Mauro Cristofani: Die Etrusker. Belser Verlag, Stuttgart, Sonderausgabe 2006. ISBN 3-7630-2270-8
  • Dieter H. Steinbauer: Neues Handbuch des Etruskischen. Scripta Mercaturae, St. Katharinen 1999. ISBN 3-89590-080-X

Englisch

  • Giuliano BonfanteLarissa BonfanteThe Etruscan Language. An introduction. New York University Press, New York 1983, 2002. ISBN 0-7190-5539-3
  • Helmut Rix: Etruscan. In: Roger D. Woodard (Hrsg.): The Cambridge encyclopedia of the World’s ancient languages. Cambridge University Press, Cambridge 2004, S. 943–966. ISBN 0-521-56256-2
  • Rex E. Wallace: Zikh Rasna: a manual of the Etruscan language and inscriptions. Beech Stave Press, Ann Arbor 2008. ISBN 0-9747927-4-8
  • Rjabchikov, Sergei V. 2014. The Etruscan Astronomy. Etruscan Research, 1: 2–14.

Italienisch

  • Enrico Benelli: Iscrizioni etrusche – leggerle e capirle. SACI, Ancona 2007. ISBN 978-88-902694-0-0.
  • Piero Bernardini Marzolla: L’etrusco, una lingua ritrovata. Mondadori, Mailand 1984.
  • Giuliano BonfanteLarissa BonfanteLingua e cultura degli Etruschi. Editori Riuniti, Rom 1985. ISBN 88-359-2819-2.
  • Mauro Cristofani: Gli Etruschi, una nuova immagine. Giunti, Florenz 1984 und 2000. ISBN 88-09-01792-7.
  • Carlo De Simone: I Tirreni a Lemnos – evidenza linguistica e tradizioni storiche. Olschki, Florenz 1996. ISBN 88-222-4432-X.
  • Angelo Di Mario: La ricerca dei Tirreni attraverso la lingua. Cannarsa, Vasto 2002.
  • Giulio M. Facchetti: L’enigma svelato della lingua etrusca. Newton & Compton editori, Rom 2000, 20012.ISBN 88-8289-458-4.
  • Vladimir L. Georgiev: La lingua e l’origine degli Etruschi. Editrice Nagard, Rom 1979.
  • Massimo PittauLa lingua etrusca, grammatica e lessico. Insula, Nuoro 1997. ISBN 88-86111-07-X.
  • Romolo A. Staccioli: Il «mistero» della lingua etrusca. Newton & Compton, Rom 1977, 19782; Melita, Rom 1981. (Mit einem Glossar sicher gedeuteter etruskischer Wörter).
  • Koen Wylin: Il verbo Etrusco. Ricerca morfosintattica delle forme usate in funzione verbale. “L’Erma” di Bretschneider, Roma, 2000. ISBN 88-8265-084-7.

Französisch

  • Maurice Guignard: Comment j’ai déchiffré la langue étrusque. Impr. Avisseau, Burg Puttlingen 1962, Bonneval 1965.
  • Massimo Pallottino: La langue étrusque. Problèmes et perspectives. Société d’Edition Les Belles Lettres, Paris 1978.
  • Damien Erwan Perrotin: Paroles étrusques. Liens entre l’étrusque et l’indo-européen ancien. L’Harmattan, Paris 1999. ISBN 2-7384-7746-1

Niederländisch

Russisch

Weblinks

 Commons: Etruskische Sprache – Sammlung von Bildern, Videos und Audiodateien

Einzelnachweise

  1. ↑ Hochspringen nach:a b c Hadumod Bußmann (Hrsg.): Lexikon der Sprachwissenschaft. Kröner, Stuttgart 2008, Lemma Etruskisch.
  2. Hochspringen Dieter H. Steinbauer: Neues Handbuch des Etruskischen. Scripta Mercaturae, St. Katharinen 1999, S. 357 ff.
  3. Hochspringen Fred C. Woudhuizen: Etruscan as a colonial Luwian languageInnsbrucker Beiträge zur Kulturwissenschaft, Sonderheft 128. Innsbruck 2008.

https://de.wikipedia.org/wiki/Etruskische_Sprache

https://giacobbegiusti9.wordpress.com/2017/10/28/giacobbe-giusti-etruscan-language-2/

http://www.giacobbegiusti.com